Almanacchi per l'anno nuovo

To content | To menu | To search

Des joyeux fantômes et des fastueux palais de la Rome ancienne

J'ai vu récemment le film «Fantasmi a Roma» (titre français : «Les joyeux fantômes», 1961), réalisé par Antonio Pietrangeli, avec des acteurs grandissimes du cinéma italien : Marcello Mastroianni, Eduardo De Filippo, Vittorio Gassman... C'est l'histoire d'un petit palais situé au cœur de Rome, dans une des petites ruelles les plus charmantes de la Rome de la Renaissance : via della Pace, derrière Piazza Navona. Le palais appartient depuis des siècles à une famille de la noblesse romaine, les Di Roviano, et est hanté par des fantômes: ce sont les anciens Di Roviano morts de mort violente au fil des siècles. Les voici :

far.jpg

Le film raconte les machinations des fantômes pour empêcher Federico Di Roviano, jeune héritier de l'ancien Prince mort soudainement à cause de l'explosion d'un chauffe-eau, de vendre le palais à un méchant spéculateur qui veut le transformer en méga-supermarché. Au fil des gags, dont le comique est basé, comme on peut facilement l'imaginer, sur le décalage entre la logique des fantômes et celle de la modernité, le scénario nous propose une agréable variation sur le thème du temps qui passe, des générations et des époques qui se succèdent, de l'ancien qui laisse la place au nouveau sans que toutefois les liens soient entièrement coupés : la ressemblance physique se préserve (entre l'ancien Reginaldo Di Roviano et Federico, joués tous les deux par Marcello Mastroianni), et surtout l'attachement à la demeure familiale reste intact et finalement triomphe sur la cupidité moderne, Federico décidant enfin de ne pas vendre le palais.

Le jeu extraordinaire des acteurs fait pendant à la magnificence du décor : nous voilà plongés dans une ambiance domestique XVIIIe siècle que la fiction imagine préservée jusqu'à nos jours, parcourue par des personnages s'exprimant en dialecte romain actuel (pas toujours bien traduit dans les sous-titres, il faut le dire), en apparence indifférents à sa valeur. En apparence seulement, car en réalité ces vestiges sont bien précieux pour eux, pour des raisons qui ne sont pas historiques ou artistiques mais bien plus importantes, profondes et personnelles.

Ce film m'a fait penser à une découverte que j'ai faite lors d'une de mes dernières promenades à Rome. Si on a la chance de flâner dans le centre de Rome, il n'est pas rare, après avoir tourné le coin d'une ruelle quelconque, de se retrouver soudainement dans quelque lieu enchanté, inconnu des touristes, une place, une cour, un passage. Quant à moi, il m'est arrivé de tomber sur une petite place, dont je n'ai pas enregistré le nom et que je serai incapable de retrouver, avec un grand immeuble ancien à la façade décorée, comme je n'en avais jamais vus :

pal01.jpg

Je me demande si dans les siècles passés, les palais de la noblesse étaient tous également décorés. Quel devait être alors le faste du palais des Di Roviano !

La bibliothèque de l'ENS de Lyon

La bibliothèque de l'École Nationale Supérieure de Lyon est un lieu très curieux. Elle est intimidante comme tous les lieux qui ne sont pas accessibles à tous les publics, et l'est encore plus en vertu du prestige liée aux grandes écoles (la distinction entre les facs et les grandes écoles n'existant pas en Italie, il faut dire qu'elle me frappe particulièrement). Je trouve que le côté intimidant de cette bibliothèque est étroitement lié à son architecture et je me demande s'il s'agit d'un effet voulu par les personnes qui ont commandé l'œuvre, ou s'il n'est que le résultat non intentionnel des choix esthétiques de l'architecte, accentué par l'aura du lieu.

En fait, la bibliothèque de l'ENS, tout en n'étant pas extraordinairement étendue, est un labyrinthe. Non parce que l'on y trouverait des couloirs obscurs, des portes cachées, des trappes et des passages secrets. C'est tout le contraire : cette bibliothèque est large, claire, envahie par la lumière, avec d'énormes fenêtres surplombantes et des passages bien évidents qui mènent aux salles de consultation et de travail, distribuées sur trois niveaux. Or, ces escaliers, rampes et passerelles se recoupent et se multiplient dans toutes les directions : chaque étage est reparti en plusieurs salles, mais chaque salle possède son propre palier, accessible par un escalier précis. Même les ascenseurs sont multiples : si on veut se rendre dans la salle de philosophie, au deuxième étage, il faudra prendre un certain ascenseur, et pas un autre, qui mène lui aussi au deuxième étage mais uniquement à la salle de littérature. Celui ou celle qui se risque sur le mauvais chemin devra descendre et recommencer à zéro.

Si ma description est réussie, elle devrait avoir inspiré aux lecteurs une image semblable à celle-ci. D'ailleurs, il se pourrait bien que l'architecte de la bibliothèque de l'ENS se soit inspiré d'Escher, qui sait ! Mais ce n'est pas tout. En fait, le bâtiment de la bibliothèque étant beaucoup plus aéré que l'image d'Escher, les escaliers et rampes diverses s'élèvent dans un grand espace dégagé. Ainsi, les personnes qui s'y aventurent sont-elles entièrement exposées au regard des autres. Toute hésitation et toute erreur de leur part seront facilement remarquées, en trahissant leur condition de novices, en dénonçant leur non appartenance à l'élite des inscrits à l'ENS. Compte tenu des différences dans la structure spatiale et dans la fonction, il est difficile de resister à la tentation d'une comparaison avec le Panoptique.

Enfin : comme je l'ai dit, la bibliothèque de l'ENS se développe vers le haut. Pour circuler d'une salle à l'autre, il faut emprunter des passages (les escaliers, rampes et passerelles dont il est question ci-dessus) suspendus dans un vide lumineux et éthéré. N'est-ce pas une représentation évidente de l'ascension de l'esprit vers la connaissance ? La bibliothèque, non seulement par son contenu mais par son organisation physique et spatiale accompagne ses usagers dans leur élévation morale et soutient le détachement de leurs âmes de leurs corps. Le caractère sacré que l'on a voulu répandre dans ce bâtiment ne pourrait être plus évident. Il me semble que l'image de la bibliothèque présentée dans la bannière du site internet correspond bien à mon interprétation :

biblio.png

Labyrinthe, panoptique, cathédrale du savoir : la bibliothèque de l'ENS est bel est bien un lieu curieux... :-)

Rileggere «L'animale è politico» prima di criticare il Veggie Pride

Alcuni anni fa avevo scritto per il Veggie Pride l'articolo «L'animale è politico», in cui parlavo della vegefobia come di una negazione fisica degli animali attraverso la negazione simbolica dei vegetariani.

Questa mia osservazione è stata riportata in modo distorto nel recente testo «Teriofobia» di Marco Maurizi, in cui si critica una presunta «teoria della “negazione simbolica” degli animali attraverso la discriminazione dei veg*ani». Che la lettera e il senso di ciò che avevo scritto sono stati capovolti lo può capire chiunque, e su ciò non c'è altro da dire.

D'altra parte, in quell'articolo cercavo già di rispondere a critiche contro il Veggie Pride del tipo di quelle avanzate ora da Marco Maurizi in «Teriofobia» (e nei commenti che lo seguono). Cercavo di fare qualche ipotesi su:

- cos'è la politica;

- perché si può dire che gli animali in quanto tali fanno parte della sfera politica anche senza dover passare dalla (dubbia) dimostrazione che la questione animale è solo un ingranaggio, pur fondamentale, di qualcos'altro;

- il fatto che questa posizione non obbliga a rinunciare a qualsiasi analisi su intrecci e convergenze tra oppressione animale e umana, e/quindi neanche impedisce di lavorare insieme ad altri movimenti politici;

- il possibile ruolo del Veggie Pride nella costruzione di un soggetto politico animalista accomunato dal gesto della disobbedienza vegetariana;

- en passant, criticavo anch'io l'idealismo, ma quello di quegli antispecisti che riconducono l'antispecismo a una lotta contro una fondamentale «ideologia del dominio».

Non pretendo certo che quell'articolo fosse inattaccabile e probabilmente può essere criticato. Ma sicuramente non sulla base degli argomenti che Maurizi avanza nell'articolo «Teriofobia» e nei suoi altri commenti, perché le posizioni che attribuisce al Veggie Pride e ai militanti contro la vegefobia non sono corrette: il confronto con quanto io ho scritto nel 2009 lo mostra con tutta evidenza. Per cui da parte mia, invece di scrivere ulteriori fiumi di parole, mi permetto semplicemente di rimandare lui e i suoi lettori a quel vecchio articolo, che saranno liberi di commentare nel modo che credono, sulla base però dei suoi contenuti reali, e non inventati o riportati a rovescio.

Per quanto riguarda la prima parte della riflessione di Maurizi, quella sulla «teriofobia», non la trovo convincente perché, semplicemente, viziata dalla consueta abitudine antispecista di fare di tutta un'erba un fascio. La lettrice e il lettore si accontentino per ora di questa rapida osservazione, già comunque abbastanza precisa da permetterle/gli di rileggere le cose con sguardo più disincantato.

Ouf !

Maintenant que Nicolas Sarkozy a perdu les élections, je peux dire ce que j'ai pensé en lisant son prospectus du second tour. Son programme y était exposé sans demi-mesures, en particulier en ce qui concerne les étrangers : limitation importante de l'immigration, pas de droit de vote pour les étrangers, protection de l'« identité » et des « valeurs » de la France, pas de multiculturalisme.

multiculturalisme.jpg

« Je ne fais pas le choix du multiculturalisme » ! Après avoir lu cette phrase, je me suis mise à réfléchir à ce que l'aversion de Sarkozy pour les cultures étrangères aurait pu impliquer pour moi ou pour les personnes dans une situation semblable à la mienne. Quelques hypothèses : disparition des rayons d'ouvrages en langue étrangère dans les bibliothèques publiques ; fermeture des écoles bilingues et réduction importante de l'enseignement des langues étrangères ; interdiction d'utiliser des langues autres que le français dans les lieux publiques, et particulièrement d'adresser la parole en langue étrangère à un enfant français.

J'imagine la scène :

- Mais, monsieur le flic, je lui parlais en italien parce que c'est ma propre fille ! Et je suis de langue maternelle italienne !

- Ne faites pas d'histoires, Madame, et donnez-moi votre carte d'identité. Vous réglez sur place ?

Heureusement, Nicolas Sarkozy ne sera pas à nouveau président au moins pour cinq ans. Ceci me permettra non seulement de continuer à parler en italien à ma fille mais aussi de demander le droit de vote. Il ne sera pas très content.

P.S. Au fait, si j'avais eu le droit de vote, j'aurais voté pour Eva Joly ; j'avais trouvé son discours sur « nous, les métèques » particulièrement courageux et touchant.

La Tamise

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Je repense à notre promenade sur le quai de la Tamise lors du voyage à Londres de l'année dernière. Nous venions de nous installer chez le Temple Lodge Club, un charmant bed and breakfast végétarien dans le quartier d'Hammersmith où j'espère retourner au moins une fois dans ma vie. Dans le joli jardin contournant la maison, nous avions fait connaissance avec a very distinguished British gentleman à la conversation très brillante qui nous avait proposé de nous accompagner voir le fleuve. Ce fut une promenade mémorable, une vue de Londres pas très touristique assaisonnée des anecdotes et des mots d'esprit de ce monsieur dont, évidemment, j'ai oublié le nom. Un moment magique, comme tous les moments imprévus...

La laïcité paradoxale de l'État français

60638833.jpg

Récemment, j'ai répondu à l'appel du collectif « Mamans toutes égales » invitant à contacter les candidats aux élections présidentielles et les députés et sénateurs pour connaître leur positionnement concernant l'exclusion des femmes voilées de l'espace public, et notamment de la vie scolaire. C'est un sujet qui me tient à cœur, en général parce que je trouve visiblement paradoxal qu'un État se permette de limiter la liberté d'opinion des individus au nom de la « laïcité », et en particulier parce que c'est en faisant recours au même bla-bla-bla sur la « laïcité » qu'en France on exclue les personnes végétariennes de certains contextes de la vie commune*.

J'ai reçu quelques réponses, dont une particulièrement affligeante de la part d'un certain Christian Jacob (UMP). Je n'ai pas le droit de reproduire le texte de cette réponse, mais j'en ai gardé des traces dans la réplique que j'ai voulu envoyer à mon tour.

« Monsieur,

La laïcité ne consiste pas, comme vous l'affirmez, à « renvoyer les croyances spirituelles au domaine privé », mais à reconnaître la liberté de chaque citoyen-ne de choisir ses convictions et de les exprimer de la façon qui lui semble opportune. Un État véritablement laïque est un État qui n'impose rien en matière de religion et d'opinion en général, y compris quant aux modalités d'expression des idées de chacun, dans la mesure où il s'agit de paroles et d'actes qui ne portent dommage à personne. Or l'État français s'arroge le droit d'imposer à ses citoyen-ne-s le comportement qu'ils/elles doivent tenir dans certains contextes spécifiques ; en établissant ainsi une distinction entre les comportements admis et les comportements non admis, son attitude n'est pas « neutre » vis-à-vis de ses citoyen-ne-s et ne diffère nullement de celle des États qui reconnaissent une religion officielle.

Donc, contrairement à ce que vous prétendez, la France n'est pas du tout un pays laïque. La France est un pays qui impose une religion d'État comportant des préceptes très précis : ne t'habille pas comme ceci, ne mange pas comme cela... si tu veux vivre avec les autres. En France, celles et ceux qui tiennent à vivre en conformité avec leurs opinions sont rejeté-e-s de l'espace commun. Est-ce un « vivre ensemble », comme vous l'affirmez ? Cela me semble bien difficile à démontrer.

Avec mes sentiments sincères,

Agnese Pignataro »

Se mettre nue, une forme de résistance

NPR_banner.jpg

Et oui, ça fait longtemps que je n'ai rien publié en français. J'ai été un peu paresseuse, en ce qui concerne tant des textes « officiels » à publier sur des revues, que des courtes réflexions « officieuses » à mettre sur le blog. Le fait est que mon processus d'écriture est très long : normalement, je rumine deux ou trois idées pendant quelques mois, je fais quelques recherches en parallèle, j'articule et développe dans ma tête, et je finis par accoucher d'un texte si l'idée de départ est bonne. En revanche, j'ai beaucoup de mal à me laisser aller à une écriture rapide qui me permettrait de fixer une intuition, voire à pousser un coup de gueule, de façon plus immédiate et spontanée. D'ailleurs, même pour mes articles plus élaborés, je ne prends jamais de notes: si je commence à écrire, c'est pour la rédaction définitive. Bref, c'est pourquoi ce blog n'a pas vraiment une fonction de blog, mais de boîte à trésor où je ressemble des informations sur ce que j'écris ou sur ce qui m'intéresse.

Et comme ce que je viens d'écrire n'était quand même pas très intéressant, je profite pour signaler une belle initiative que je viens de découvrir : le «Nude photo revolutionnary calendar» de Maryam Namazie, dans lequel plusieurs activistes féministes du monde entier posent nues pour revendiquer la liberté d'être son corps et dans son corps, vis-à-vis de toutes les formes de répression des femmes et de leur sexualité. Le calendrier est magnifique et peut être téléchargé ici ; pour en savoir plus, lire cet article de Libération. J'aime beaucoup ce que dit Maryam Namazie à propos de cette initiative : « Se mettre nue brise les tabous, c'est une forme importante de résistance ». Et oui : la soumission qui passe par le corps instille la honte du corps, un sentiment dont il est important de se débarrasser...

N° 15 di XXD: «Gli animalisti e il corpo erotizzato»

XXD15.jpgÈ appena uscito il numero 15 della rivista XXDonne. Qui si può consultare l'indice e scaricare il pdf completo.

Il mio pezzo si intitola «Gli animalisti e il corpo erotizzato» e, oltre a trovarlo nel pdf completo, potete scaricarlo come singola pagina qui.

Entro in XXD ed esce il n°14: leggete e abbonatevi!

Grazie al Feminist Blog Camp che mi ha fatto incontrare alcune redattrici in gambissima della rivista femminista autoprodotta XXD, sono entrata a far parte di questo bellissimo progetto per il quale curerò la rubrica «Una libbra di carne».

La presentazione del numero 14, appena uscito:

XXD14.jpg

Arrivate al numero 14 è il momento di crescere: la redazione si allarga, ancora nuove rubriche e anche due ambiziosi progetti dell’associazione XXD: con Produzioni dal basso e con 3a Conferenza internazionale sulla decrescita per la sostenibilità ecologica e l’equità sociale.

Li trovate all’interno, tra l’editoriale di Ornella Guzzetti sulla Ricetta indigesta propinata contro la crisi e l’art.18, le notizie sulla condizione delle donne e gli approfondimenti di attualità. Si parte con Maria Daniela Basile che ci fa un resoconto dell’assemblea nazionale La vita siamo noi, dove si è parlato dei consultori sotto attacco in tutta Italia. Stefania Prandi intervista Raffaella Rumiati, esperta in neuroscienze, svelando perché il neurosessismo, secondo cui le differenze sessuali sono conseguenze di quelle biologiche, è una bufala...

Continua a leggere su XXD: «La quattordicesima per tutt*».

Il mio pezzo si intitola «Sperimentazione animale e stereotipi di genere» e potete leggerlo scaricando il pdf del numero completo.

Vi è piaciuto? Tirate fuori 12 euri e abbonatevi!!!

«Afasia di Wernicke»

Un nuovo interessante messaggio di Elisabetta Teghil alla lista Sommosse.

Da più di vent'anni assistiamo all'applicazione di una "teoria" ,che possiamo definire colpevolizzante, da parte del sistema socio-economico nei riguardi delle cittadine/i. Prima ci ha pensato la socialdemocrazia che, in tutti questi anni, ha attuato un ipocrita, strumentale e fuorviante coinvolgimento nelle pratiche così dette "politicamente corrette": dalla demonizzazione di chi scrive sui muri, di chi fuma, di chi non sa vivere "civilmente"... alla necessità di "aiutare", attraverso le onlus e le ong e le associazioni a vario titolo socialmente "utili", le popolazioni del terzo mondo, dalla raccolta differenziata dei rifiuti, al riciclaggio delle cose usate e al consumo "etico"....

Questa impostazione accompagna, ormai da diversi anni, ogni aspetto della vita sociale.

Il traffico è eccessivo? E'colpa nostra perché prendiamo la macchina senza motivo! muoiono di fame i bambini nel terzo mondo? è colpa nostra perché mangiamo troppo e male! ci sono troppi rifiuti da smaltire? è colpa nostra perché non facciamo come si deve la raccolta differenziata! si muore di tumore al seno? è colpa nostra perché non rispondiamo adeguatamente alle campagne di prevenzione!

Tutto ciò è profondamente ipocrita perché tace, scientemente, che questo modello economico-sociale non può prescindere da una spinta sempre più forte al consumo, che nei paesi del terzo mondo la gente muore di fame perché l'espansione del capitale fa razzia di ogni ricchezza e divora le economie di sussistenza, che i tumori al seno, o di qualsiasi altro tipo, vanno di pari passo con il degrado del nostro habitat.

È un'operazione strumentale, perché tende a coinvolgere la cittadina e il cittadino, in prima persona, nelle sorti del capitale ed è fuorviante perché vuol far credere che, così facendo, si possa migliorare questa società.

Ma, questo modello colpevolizzante, si è sovrapposto ad un altro modello, altrettanto colpevolizzante ed attualmente vincente, quello neoliberista, di cui la socialdemocrazia, non a caso, sponsorizza i valori a spada tratta.

Continue reading...

«Pozzo senza fondo»

Con l'autorizzazione dell'autrice, pubblico un messaggio inviato da Elisabetta Teghil alla lista Sommosse.

A partire dagli anni ’80 si è diffusa la nozione di «capitale umano». Tradotta nel linguaggio corrente è diventata la dizione «risorse umane», per la gioia delle agenzie di lavoro interinale e dei famigerati uffici del personale, ribattezzati, appunto, «delle risorse umane». È una visione del mondo in cui tutto e tutti/e devono misurare la propria esistenza secondo l’unico valore importante a cui sottomettersi, il valore commerciale, e che ci dà l’esatta misura della natura di questa società: un pozzo senza fondo.

Ma cosa intendono per capitale umano? Semplicemente la forza lavoro delle lavoratrici e dei lavoratori, letta come l’insieme delle facoltà fisiche, intellettuali, relazionali che le lavoratrici/i possono mettere in vendita sul mercato del lavoro. Chi si riferisce alla forza lavoro come capitale umano, intende convincere chi lavora che ognuno/a, con la forza lavoro, possiede un capitale, cioè un insieme di risorse da far fruttare. In tutti i momenti e aspetti della propria esistenza ognuno/a dovrebbe considerarsi e agire come un potenziale centro di accumulazione di ricchezza, alla stregua di un’impresa capitalista. Tutti/e, dunque, devono comportarsi come dei capitalisti/e, il cui capitale è dato dalla propria persona. Tutti capitalisti/e, tutti imprenditori/trici di se stessi/e.

Continue reading...

«Il personale è politico/ il sociale è il privato»

Appello della coordinamenta femminista e lesbica di collettivi e singole per una manifestazione/discussione/confronto sulla violenza maschile sulle donne venerdì 25 novembre 2011 dalle ore 17.00 all’isola pedonale del Pigneto (Roma) e adesione ai giorni di mobilitazione indetti dalle femministe spagnole dal 25 novembre al 10 dicembre contro la violenza istituzionale sulle donne.

"Donne non si nasce, si diventa" (Simone de Beauvoir)

La definizione biologica di donna non ci appartiene, come non ci appartiene il concetto di donna, strutturazione fittizia del patriarcato in funzione dell’asservimento e dell’oppressione.

Donna è una categoria socialmente costruita ed è un termine tutto interno al sistema patriarcale.

Ma è l’oppressione stessa che definisce l’insieme delle oppresse.

Ci rivolgiamo,perciò, a tutte coloro che sentono l’oppressione maschile sulla loro pelle e che questa società vuole , con sistematicità e violenza, mantenere e ricondurre nei suoi paradigmi.

La riappropriazione del termine donna avviene qui attraverso la riappropriazione della categoria di oppressione che a quella parola è legata.

E useremo il termine "donna" come se fosse sempre tra virgolette.

Continua a leggere su womenews.it

Se la rivoluzione la possono fare solo quelli che... (sul 15 ottobre)

È trascorso un po' di tempo dai fatti del 15 ottobre, sui quali sono stati scritti numerosissimi commenti. Sulla mailing list di Femminismo a Sud ne sono girati parecchi, messaggi intrecciati e a volte contradittorî: molti sono stati pubblicati sul blog di FaS qui. In tutti questi contributi, qualunque fosse la valutazione dei fatti in questione, leggevo spesso esortazioni ad uscire dalla dicotomia violenza/nonviolenza che intendevano, in modo estremamente fastidioso, quest'ultima nello stesso modo piatto e vacuo in cui la intendono i media, i politici e l'uomo comune.

Poi fortunatamente è arrivato il messaggio che trascrivo qui sotto, che mi trova concorde fino all'ultima virgola. Un immenso grazie a Jones per aver detto queste cose. Ce n'era davvero bisogno.

Non mi piace il dibattito sul tema violenza/nonviolenza a proposito di quanto è successo Sabato.

Tra le sciocchezze che non mi stancherò mai di contrastare sull'argomento ce ne sono due in particolare che tornano con una certa regolarità

1) Associare la parola nonviolenza all'idea di una scelta etica, cosa che di solito serve a dire che tale posizione non ha e non può avere alcun valore politico. Nonviolenza sarebbe sinonimo di non-fare, stare a guardare, al limite fare i martiri e prendere le botte senza reagire.

2) se si è nonviolenti allora questo comporta logicamente un rifiuto di tutte le forme di lotte armate e violente di resistenza e liberazione. Niente di più falso, stupido e strumentale, naturalmente.

Continue reading...

«Chi sono le donne? Chi sono gli animali?»

Il testo base del mio workshop al Feminist Blog Camp è stato pubblicato dal Paese delle donne on line. Un grande ringraziamento alla redazione!

Ed è anche stato letto da Elisabetta Teghil durante il Martedì Autogestito da Femministe e Lesbiche di Radio onda rossa. :-)

Sabato a Torino

femblogredmaddalenacaravaggio.jpg

Questo fine settimana vado a Torino a partecipare al Feminist Blog Camp.

Parlerò sabato alle 18h. Il titolo del mio intervento è «Chi sono le donne? Chi sono gli animali? Economie dei corpi e politiche degli affetti». Questo è l'abstract:

In questo intervento esploreremo il modo in cui molte relazioni tra noi e gli animali si declinano in forme che eccedono l'interpretazione naturalizzante (così come quelle tra i sessi nella società umana), plasmando l'identità degli animali attraverso la loro collocazione in determinati spazi politico-sociali umani che li identificano come «animali». Tali spazi verranno rapidamente esaminati nei loro aspetti filosoficamente e politicamente pregnanti, il che permetterà anche di riconoscere alcune intersezioni con altre forme di oppressione, in particolare quella delle donne (senza per questo cedere alla tentazione semplicistica di rintracciare un unico meccanismo all'opera). Infine faremo qualche considerazione sulle forme di resistenza degli animali, insistendo sull'importanza degli affetti che ci legano a loro ed interrogandoci sul modo in cui l'ambivalente prossimità (utilitaria ed affettiva) con gli animali possa essere trasformata da fattore della sfera privata a tema di analisi politica.

Per saperne di più, andare qui.

- page 1 of 7